Si je prévois des certitudes
Je mords de la poussière

La rivière est pleine
Ma bouche se gorge d’écailles
Et je tiens pour insurmontable
Ce petit lit d’espace
Entre ma peau et ma peur

J’apprends

Qu’une seconde
Peut être abandonnée

J’apprends

Qu’il y a des pensées
Saisissables
Qui ne naissent pas des incendies

Respirer
Est indigne
À chaque égratignure

Mais je gonfle quand même
La ruse
Et la fureur