La nuit, nous la passons ensemble, souvent, parce que nous la vivons toustes les deux les yeux ouverts, les freins serrés et les émotions poreuses.
Nous balançons au bord des vides pour nous bercer entre les risques. Nous attendons l’épuisement puisqu’avec la mort, il est notre seule issue. Nous ne voulons pas mourir, alors nous attendons.

Je t’écris pour 5h du matin. J’espère que tu dors. Mais un peu que tu ne dors pas.

Je t’écris pour que tu me répondes, car tes mots sont de la poésie cognitive chiffrée de bout en bout.

Mes neurones se roulent par terre quand tu fais des blagues.

Ta prosodie est parfaitement pimentée.

Ton attention offre une présence supérieure à celle du soleil.
C’est un câlin.

J’ai eu quelques rêves
Fait quelques fantasmes
Je range un peu mon vide et je sors du lit avec ce qui me semble réel
censé
acceptable

Et je me tarde de toi (nocturne)